Pas que les plages

Yarri Soucy
Montréal, Québec

C’est certain que les plages du Nouveau-Brunswick sont des joyaux à entretenir et à perpétuer. Cependant, il m’apparaît (en tant que Néo-Brunswickois habitant au Québec depuis cinq ans) que le ministère du Tourisme du Nouveau-Brunswick mise beaucoup (trop) sur la côte Est du N.-B. par ses publicités et ses investissements, notamment, et oublie d’autres joyaux du Nouveau-Brunswick, tels que les parcs plein air, les bassins d’eau douce, les entreprises d’érable, les montagnes Appalaches, la chasse… À mes yeux, ces éléments sont incrustés dans la culture d’une proportion importante de Néo-Brunswickois et semblent être négligés. Je constate, en discutant avec beaucoup de Québécois, que leur vision du Nouveau-Brunswick est fortement teintée par les publicités classiques du sud de la province où l’on mise sur le homard, les plages et les baies; la conséquence légèrement désolante, c’est que nous y en sommes réduits. J’ose avancer l’hypothèse que le nord de la province est négligé dans les budgets provinciaux. Pour suggérer des idées d’investissements touristiques, j’estime que certaines rivières d’eau douce du nord de la province, par la pêche au saumon particulièrement, pourraient jouir d’une aura touristique de grande portée. Parlons aussi du mont Carleton, où l’on trouve le sommet des Appalaches dans les Maritimes; j’y ai travaillé personnellement un été et ce parc est indéniablement délaissé malgré son potentiel. Il y a d’autres idées que je pourrais partager, mais je vais m’en tenir à cela: il y a du travail à faire pour optimiser le potentiel touristique de la province. On peut peut-être se permettre un sacre…