Plus de transparence svp

Linda Poirier
Anse-Bleue

Je lis toujours avec intérêt les articles du journal l’Acadie Nouvelle concernant la clinique d’avortement de l’Hôpital régional Chaleur de Bathurst. On y laisse souvent sous-entendre que ce serait simple rumeur de croire qu’elle existe. Pour avoir travaillé à cet établissement pendant les sept dernières années je vous confirme qu’elle existe réellement.

La clinique de «planification familiale» accueillera la femme infertile ayant grand désir d’accueillir un enfant. Souvent, après mille et une procédures, le trésor verra le jour. Cette même clinique accueillera aussi la femme enceinte, désirant se débarrasser de l’intrus.

Mettre fin à cette grossesse non désirée sera d’autant plus facile puisque le comité d’accompagnement s’est dissoute. Celui-ci était formé de plusieurs personnes, entre autres, médecin, infirmière, T.S. et autres intervenants, pour guider vers d’autres alternatives la personne demandant à interrompre sa grossesse. Un médecin concerné me disait que six fois sur dix la femme décidait de poursuivre sa grossesse. Malheureusement, depuis quelques années, ce comité n’existe plus. L’avortement sera pratiqué, après la recommandation de seulement deux médecins en raison de sa «nécessité médicale» pour la femme.

Je me demande pourquoi ce «comité d’accompagnement» n’a pas été remis sur pied. Pourquoi si peu de transparence pour informer le public sur la réalité qui se vit dans les murs de cet établissement de santé? La vie de nos enfants nous concerne tous.

Puis on voudrait maintenant nous interdire de marcher et prier sur la propriété de cet hôpital pour ces petits trésors sans défense. Que leur reste-t-il de plus? L’automne dernier, j’ai observé ce groupe de marcheurs. Leurs affiches parlaient d’amour et de respect de la vie. Ils marchaient pacifiquement pour une cause qui me tient à cœur. J’ai donc décidé de me joindre au groupe, car la vie d’un enfant est un don sacré et le devoir moral m’y obligeait.