Manquer de courage

Guy Lanteigne
Saint-Sauveur

Monsieur Stephen Harper, manqueriez-vous de courage par hasard?

Encore une fois, vous avez prorogé le Parlement. Vous craignez de faire face aux critiques de l’opposition à la Chambre des communes et de répondre aux questions sur le scandale qui secoue le Sénat, devenues (questions) la risée du parlementarisme canadien et impliquant vos amis Patrick Brazeau, Mike Duffy et Pamela Wallin ainsi que le libéral Mac Harb, pour ne nommer que ceux-ci.

Chaque fois que vous prorogez le Parlement, les travaux parlementaires sont jetés à la trappe. Il y avait pourtant du travail urgent à réaliser, notamment concernant le Sénat et l’étude que devait effectuer le comité parlementaire sur les Transports en matière de sécurité ferroviaire.

M. Harper, vous préférez ainsi faire l’autruche et prolonger vos vacances estivales, mais tôt ou tard vous devrez vous présenter au travail et faire face à l’opposition avec Thomas Mulcair aux commandes. Ce dernier affaiblit grandement vos facultés de mentir, n’est-ce pas M. Harper?

Avec l’habileté et l’expérience qu’on lui connaît, M. Mulcair vous a amené à dévoiler plusieurs vérités dans l’affaire disgracieuse impliquant le sénateur Mike Duffy et votre cabinet. Il vous a littéralement tiré les vers du nez le 28 mai dernier à la Chambre des communes et attendez-vous à devoir répondre de vos actes de la même manière avec l’affaire Wallin, cette sénatrice déchue, cette amie à vous que vous défendiez bec et ongle il y a à peine cinq mois et qui doit aujourd’hui rembourser les
121 348 $ extorqués aux contribuables du Canada.

Au total, le Parlement aura été paralysé par pas moins de 175 jours de prorogation depuis que vous êtes au pouvoir. Encore une fois, c’est du jamais-vu dans l’histoire du pays. Cent soixante-quinze jours où les travaux parlementaires auront été pris en otages. Cent soixante-quinze jours malheureux pour notre démocratie.