Quand les bagarres deviennent des spectacles

Alcide F. LeBlanc
Moncton

Grâce à un passant qui a filmé les bagarres survenues à côté de la rue Principale, à Moncton, tôt le matin du 2 septembre, fête du Travail, on a pu observer avec malheur et honte sur les ondes de Radio-Canada et même sur YouTube l’expression même de la barbarie humaine.

Faut-il s’étonner outre mesure si certaines personnes, hommes et femmes, s’adonnent à de telles pratiques animales alors qu’on présente régulièrement au Casino Nouveau-Brunswick, à Moncton, ou ailleurs, des combats mixtes d’arts martiaux encouragés et soutenus financièrement par des spectateurs avides de sang et de violence?

Pourtant, la société internationale a aboli les combats de coqs, mais au lieu de coqs, maintenant, ce sont des êtres humains qu’on met dans des cages métalliques et qui combattent jusqu’à épuisement et blessures presque mortelles.

Si de tels événements se produisent, qui faut-il blâmer? Les policiers qui ne sont pas assez vigilants? Les bagarreurs eux-mêmes? Les bars? La consommation excessive et effrénée de boissons alcoolisées? Les drogues? La jalousie humaine? Le goût de la violence érigée en spectacle?

Disons-le sans détour, notre société est en pleine dérive et déchéance sociale. Serions-nous en train de récolter ce que nous avons collectivement semé?