Le rôle précieux du kinésiologue

Grant Handrigan, PhD

Professeur

École de Kinésiologie et Récréologie

Faculté des Sciences de la Santé et des Services communautaires

Université de Moncton

Au sein des discussions sur la réforme du système des soins de santé du Nouveau-Brunswick, je tiens à promouvoir le rôle du kinésiologue comme étant un membre précieux de l’équipe médicale interdisciplinaire (ou multidisciplinaire). Les kinésiologues ont une formation universitaire et sont des professionnels en sciences de la santé et du mouvement. Ils jouent un rôle clé dans la prévention du développement des maladies chroniques grâce à l’intégration de l’activité physique régulière à notre mode de vie.

Selon l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS), réalisée par Santé Canada et l’Agence de la santé publique du Canada entre 2007-2009, seulement 15 % des adultes canadiens respectent les recommandations d’accumulation d’au moins 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée à vigoureuse par semaine. Par ailleurs, dans un article de revue publié dans le journal de l’Association médicale canadienne (D.E.R. Warburton et coll., CMAJ, 2006, 174:6), il existe «une preuve irréfutable de l’efficacité de l’activité physique régulière dans la prévention primaire et secondaire de plusieurs maladies chroniques (par exemple, les maladies cardiovasculaires, le diabète, le cancer, l’hypertension, l’obésité, la dépression et l’ostéoporose) et de décès prématurés». Avec si peu de Canadiens actifs et les bénéfices connus de l’activité physique, il est temps d’envisager le partage des ressources pour la prévention primaire des maladies chroniques.

Au Canada, le kinésiologue est de plus en plus reconnu dans le secteur des soins de santé pour son implication dans le développement de stratégies de prévention primaire dans les milieux cliniques et communautaires. Dans les cinq prochaines années de la réforme, je souhaite que les kinésiologues du Nouveau-Brunswick fassent partie intégrante de la discussion et des solutions.