Le pouvoir d’un politicien

Isidore Dugas
Caraquet

J’ai bien apprécié le témoignage de Bernard Thériault paru dans le journal du 17 septembre dernier concernant les legs que Lorenzo Morais nous a laissés comme politicien dans le conté de Gloucester: maire de Caraquet et homme d’affaires.
Comme disait l’un de mes amis: ça prend un libéral pour faire l’éloge d’un conservateur. Cet éloge tu l’as fait admirablement bien et objectivement. Bravo Bernard!
Pour donner suite à tes propos, je dirais que la plus grande réalisation de Lorenzo est d’avoir amené le Village Historique Acadien dans le Nord alors qu’il est connu de tous que les plans que le premier ministre Louis Robichaud avait dans sa mire étaient de le construire dans sa circonscription. C’est grâce à la victoire de Richard Hatfield et l’exigence de Lorenzo Morais pour se présenter sous la bannière conservatrice que le Village Historique Acadien fut construit dans la Péninsule.
Le pouvoir d’un politicien, c’est justement d’être au pouvoir. Quelques jours passés, j’entendais à la télévision l’ancien premier ministre du Canada Paul Martin répondre à une question d’une journaliste, c’est comment puissant le pouvoir. Paul Martin a répondu: cinq minutes au pouvoir est plus puissant que cinq ans dans l’opposition. Très mauvaise nouvelle pour la population d’Acadie-Bathurst qui envoie Yvon Godin NPD à Ottawa depuis un quart de siècle près. Si j’ai bien compris M. Martin, les régions rurales du Canada n’ont tout simplement pas les moyens d’être dans l’opposition quoi qu’en dit notre député, laissant l’opposition aux grandes villes. Résultat négatif et un triste bilan «zéro», même s’il essaie de s’approprier certains mérites.