Rallumer la flamme de l’évangélisation

James Risdon

Bathurst

L’évêque de Bathurst, Mgr Daniel Jodoin, a à la fois complètement raison et complètement tort dans son évaluation de l’Église catholique dans le nord du Nouveau-Brunswick.

C’est très vrai que le nombre de croyants et particulièrement le nombre de croyants pratiquants dans la région diminue. Nous vivons à une époque où beaucoup de nos gens doivent aller à l’extérieur pour se trouver de l’emploi et ils emmènent leur famille avec eux. Notre population, particulièrement dans notre région, est aussi vieillissante et, comme nous le savons tous, l’être humain ne vit qu’un temps limité sur la Terre. Avec moins de gens sur les bancs d’église, il y a moins de gens pour contribuer à l’entretien de nos édifices religieux et ceux-ci vont éventuellement tomber en ruine ou être vendus pour servir à d’autres fins.

Notre Église catholique, par contre, n’est pas constituée d’édifices.

L’Église, c’est nous, les croyants qui suivent Jésus et qui vivent selon ses commandements. Notre mission, ce n’est pas de construire des édifices, mais de répandre la Bonne Nouvelle et d’amener tout le monde au Seigneur. La mission première de l’Église catholique, c’est l’évangélisation.

La vérité du Message de Jésus est aussi vraie aujourd’hui que par le passé et les gens d’aujourd’hui sont aussi assoiffés pour la vérité que jamais. Dans un monde où nous voyons trop souvent l’égoïsme et la haine se manifester par des actes violents, le Message de Jésus, c’est l’amour.

Moi, je suis complètement convaincu qu’un mouvement sérieux où on se dévouerait de nouveau à l’évangélisation nous aiderait énormément. Non seulement nous serions en train de faire ce que nous devrions faire et accomplir, notre mission fondamentale, mais nous nous ouvririons davantage à la puissance du Saint-Esprit et nous nous rapprocherions de Dieu. Les gens qui reviendraient à l’Église catholique nous aideraient avec nos projets communautaires, incluant la restauration de nos édifices. Et, bien sûr, nous, nous gagnerions davantage une connaissance de notre foi.

La grosse question, c’est comment faire. Mais, pour ceci, l’Église a déjà fourni la réponse ailleurs. À Vancouver, un programme d’évangélisation catholique a déjà été mis sur place. L’Église catholique a aussi mis de l’avant l’idée et la pratique de l’ordination d’hommes au diaconat permanent. Ces hommes et leurs épouses, quand ils sont mariés, peuvent fournir un grand appui à l’Église et à nos prêtres. Des programmes pour des messes orientées vers les jeunes existent déjà et sont approuvés par l’imprimatur. Tous les morceaux sont là. Il nous suffit d’avoir la volonté pour les mettre en place.

Octobre, c’est le Mois du rosaire. Moi, ce que je propose, c’est que nous, les catholiques pratiquants, nous nous tournons vers Dieu à travers le rosaire et que nous prions avec notre évêque, nos prêtres et nos sœurs religieuses pour dédier de nouveau l’Église à sa mission fondamentale de l’évangélisation. Nous croyons que Dieu peut ouvrir les yeux et les cœurs de son peuple. Nous croyons aux miracles. Le temps est venu, justement, pour en demander des miracles, pour demander pieusement que notre Seigneur renouvelle notre foi et notre Église.