Que soient louées les Jeunesses musicales du Canada!

Alcide F. LeBlanc

Moncton

Le 10 octobre, à Bouctouche, et le 22 octobre, à Dieppe, les gens de ces deux belles communautés ont pu voir, entendre, admirer, savourer la musique du violoncelliste Stéphane Tétreault.

Durant sa tournée au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, ce musicien d’exception a offert ou offrira en tout 24 spectacles. Il n’en reste que six autres.

Né à Montréal, cet artiste prestigieux et génial n’a que 20 ans. Pendant deux heures, monsieur Tétreault nous a magnifiquement et magistralement interprété des œuvres de Bach, Haydn, Brahms, Schubert, Saint-Saëns et Tchaïkovski.

Chacune de ses œuvres nous est expliquée brièvement, et cela dans les deux langues officielles du pays. La façon dont il s’exprime est presque de la musique classique! Ce jeune homme a du charme et de la classe.

Avant d’interpréter Bach et les autres compositeurs, on dirait qu’il pénètre dans un état de prière, dans une profonde contemplation. C’est de l’extase ni plus ni moins!

Et quand il joue sur son instrument Stradivarius, il est tellement expressif, absorbé, intensément plongé dans sa musique qu’il se crée une sorte de dialogue angélique entre lui, son instrument, son accompagnatrice, Marie-Ève Scarfone, et le public.

Avec de tels talents, il n’est nullement surprenant que Stéphane Tétreault ait reçu et reçoive toujours de la presse autant d’éloges. C’est un génie canadien et je dirais même un prodige international. D’ailleurs, n’est-ce pas lui qui s’est vu attribuer les hommages de Révélation Radio-Canada 2011-2012 et Personnalité de la semaine par le quotidien La Presse de Montréal? À Dieppe, trois ovations spontanées. Rare sont de tels exploits.

Merci donc aux Jeunesses musicales du Canada et aux personnes qui se dévouent. Ces moments de détente nous comblent de bonheur. J’ai enfin mieux compris le sens de «joies célestes.»