Non à la caisse populaire unique

Par Luce-May Haché
Le Goulet

Je tiens à donner mon opinion en ce qui a trait à la restructuration du mouvement coopératif. Ce que nos prédécesseurs ont construit les années passées, avec peine et misère, est en train de s’écrouler. On garde pour les profits. De réduire le nombre de caisses de quinze à une n’a aucun sens. Où est-ce que le mouvement coopératif s’en va? Je crois que les banques auront la cote et vont dépasser notre mouvement coopératif. C’est beau le progrès, et j’en conviens qu’il y avait trop de petites caisses éparpillées ici et là et ça représentait un coût énorme à gérer.

Mais, de là à réduire à une caisse uniquement, il y a une marge. La nouvelle technologie vient conquérir le marché monétaire et on paie la note aujourd’hui. Il y a coupe et coupe. Il faut mettre un frein à ces compressions importantes. Il faut garder les pieds sur terre et regarder quand même la réalité, afin de maintenir un niveau de faisabilité pour donner à nos membres les services dont ils ont besoin. On va regarder ce qui nous entoure et il y aura une seule et unique caisse, ce qui est à l’encontre du mouvement coopératif. Et à ce moment-là, les membres des caisses iront où les services existeront et peut-être se tourneront-ils vers les banques. Pensez-y bien, monsieur Camille Thériault, où est-ce qu’il y a du progrès ça attire les membres, mais où il y a fermeture, ils vont chercher ailleurs pour avoir les services. Il va y avoir suppression de postes et où vont aller nos diplômés pour conquérir le marché du travail? Aller aux études pour finir avec aucun emploi. C’est ça l’avenir, un avenir sombre pour nos jeunes. Il faut réaliser les faits et gestes qui sont faits présentement et on ne peut pas retourner en arrière parce qu’on a pris de mauvaises décisions. Ce qui était la fierté des Acadiens est devenu un mouvement qui s’en va à la dérive.