Une caisse ou une banque?

Joseph Armand Paulin
Val-Doucet

Le débat sur le regroupement des caisses populaires profite à qui? Il me semble que ce sont les personnes qui perdent quand une caisse est fermée ou regroupée. Est-ce que l’on veut faire des caisses populaires une banque? Il y a déjà des banques, est-ce que nous en avons besoin d’une de plus. «Être membre d’une caisse populaire c’est en être propriétaire». Les gens sont de moins en moins propriétaires et doivent faire ce que la fédération suggère. Au Québec, l’idée d’Alphonse Desjardins, fondateur des caisses populaires, était de mettre en commun les ressources de chacun afin de développer la communauté. C’est donc naturel que la participation de tous les membres soit requise et récompensée. Mais là, les gens sont récompensés avec des fermetures, et moins de services. Je vois des gens qui se mobilisent contre les fermetures et ils ont raison, car ils n’ont rien à gagner et tout à perdre. Il serait peut-être le temps de se demander, est-ce bénéfique de faire partie de la fédération? La question se pose: sommes-nous en train de perdre tous nos acquis pour lesquels nos fondateurs ont travaillé si dur? Est-ce que cela constitue un système de crédit populaire, accessible aux ouvriers et favorable à la consolidation des entreprises familiales et artisanales? Je doute de plus en plus.