Des pointes contre le public

Josef Clarence Aubé
Beresford

Ce matin, 20 décembre 2013, comme à l’habitude, mon Acadie Nouvelle et mon café pour commencer la journée.

Le premier article qui me frappe l’oeil: «Les partisans du Titan se font tirer l’oreille».

Et ce n’est pas la première fois que je ressens que, nous, le public en général, nous sommes visés pour la mauvaise fortune de l’équipe de hockey régionale.

J’ai appris avec les années, ainsi qu’avec un peu de cocologie, que la solution d’un problème se trouve dans le problème lui- même.

Lorsqu’un problème financier survient dans la vie d’un particulier, comment ce problème sera-t-il résolu si je transfère le blâme sur les autres?

Pour parler de moi en particulier, j’affirme que je ne suis pas indifférent au hockey. Dans les années 1940-1950 où j’ai grandi, écouter la partie des Canadiens de Montréal sur la radio à batterie était tout un événement dont on parlait toute la semaine durant.

Les temps ont changé, j’ai grandi, une conjointe s’est ajoutée… et celle-ci n’est pas fan de hockey.

Serait-il logique, qu’à chaque partie de hockey qui se dispute au centre, de laisser ma conjointe seule pour m’occuper des intérêts des autres? Non, d’abord je m’occupe de mes intérêts… familiaux en premier.

Dans les années 1998-2000, j’ai moi-même, avec bien des gens, passé la nuit debout pour m’assurer d’avoir mon billet pour la prochaine partie à venir.

Qu’est-ce qui au juste était assez poignant et captivant, pour que nous restions debout, éveillés toute une nuit?

S’il vous plaît, M. le directeur de l’équipe journalistique, faites votre possible pour minimiser les pointes envers le public. Nous ne sommes pas à blâmer pour les plaies d’Égypte.

Je comprends que vous avez à coeur vos intérêts et nous de même, nous avons les nôtres.