Religion et politique

Par Léon Robichaud
Shippagan

Monsieur Denis Laplante (édition du 10 octobre), vous avez raison, en précisant quelques points. Le mot religion – religio du latin – c’est un ensemble d’actes rituels liés à la conception d’un rapport avec Dieu ou une autre autorité.  

L’athée, comme le croyant, est religieux. L’athée est religieux par la négation. Je ne crois pas en Dieu. Le croyant est religieux par l’affirmative. Je crois en Dieu. Dans ce sens, le communisme a été la religion politisée la plus meurtrière. Rien de plus religieux qu’un athéisme politisé. Prenez la Corée du Nord. Être religieux, tout ce qui se relie à une puissance supérieure à soi. Quand le cordon ombilical m’attache à ma mère, j’ai vécu mon premier acte religieux.

Depuis des décennies, on répète le mot de Marse qui réduit la foi à «l’opium du peuple». Marse a fait de son athéisme une religion, comme Castro à Cuba. Toute religion politisée devient meurtrière.  Chez tous ceux qui ont le sentiment d’une vérité collective absolue, qu’ils soient croyants ou non, la menace s’installe.

L’intégrisme il peut aussi bien exister chez le croyant comme chez l’incroyant. L’histoire nous le montre. Merci, M. Laplante, de me donner l’occasion de préciser un peu ma pensée.