Un bouc émissaire

Par Alcide F. LeBlanc
Moncton

Un ancien membre du personnel de Stephen Harper, qui a occupé par la suite le poste de directeur des communications pour le compte de la candidate conservatrice de Guelph aux élections fédérales de 2011, Michael Sona, âgé à peine de 24 ans, vient d’apprendre qu’il passera les prochains mois en prison. 

Sa faute est grave. Il vient tout juste d’être reconnu coupable par les autorités judiciaires étant donné qu’il s’est malheureusement et frauduleusement mêlé au scandale des appels automatisés. Son objectif était fort astucieux. Les appels visaient à empêcher les électeurs et les électrices de voter pour le parti de leur choix. 

Aux frais des contribuables et menée par les autorités d’Élections Canada, l’enquête a exigé presque deux ans de travail intense. 

Profondément, dans mon cœur et dans mon esprit, je ne pense pas que ce jeune homme ait agi seul dans ce complot et cette honteuse fraude. Par exemple, quand je vais à la pêche et que, tout à coup, je vois une truite mourir devant mes propres yeux, je conclus presque sans la moindre hésitation que ce sont les eaux polluées qui ont causé la mort de ce poisson.

À la prochaine élection fédérale, en 2015, je souhaite ardemment que les Nations Unies envoient dans notre pays un grand nombre d’observateurs internationaux afin de nous épargner la pollution politique qui mine le processus électoral et démocratique tout en constituant un gênant embarras pour chacun et chacune de nous.