Pour le rétablissement de la protection du consommateur

Par Claude Snow
Comité des 12
Caraquet

Une petite phrase prononcée dans l’entrevue qu’a accordée Ronald Godin, défenseur du consommateur en matière d’assurances, à Radio-Canada, a retenu mon attention.

Il a évoqué la possibilité que le gouvernement élargisse les fonctions de son bureau pour y englober celle reliée à la protection du consommateur.

Cela marquerait un pas de géant sur la scène sociale au Nouveau-Brunswick, car le public pourrait ainsi bénéficier d’une protection accrue contre les commerçants peu scrupuleux. En réalité, cependant, ce ne serait qu’un retour aux années 1970, car un tel service existait à l’époque.

Les citoyens sont obligés actuellement de faire affaire avec PAVAC (Programme d’arbitrage pour les véhicules automobiles du Canada) ou le Carrefour des consommateurs, à Halifax, des services médiocres compte tenu du fait qu’ils sont distants, surtout anglophones et qu’ils fonctionnent à partir de formulaires électroniques, rendant l’accès difficile pour les personnes moins scolarisées.

Les citoyens les plus éprouvés, incapables de se payer un avocat ou de se défendre par eux-mêmes, seraient mieux servis si le gouvernement donnait suite à la proposition de M. Godin.