Un pape d’action

Par Marcel Arseneau
Campbellton

Le pape François n’a pas peur d’exprimer ce qu’il pense au sujet de son entourage.

L’Acadie Nouvelle du 23 décembre avait comme titre: «Le pape François critique vertement la Curie romaine dans son message de Noël». Il faut se rappeler que la Curie romaine, ce n’est pas n’importe qui. Ce ne sont pas les marmitons ou les valets du Saint-Siège.

Si je comprends bien, ce sont les cardinaux, les évêques et les prêtres qui gèrent le Saint-Siège. Le pape leur aurait fait une liste des «15 péchés» qu’ils devront corriger en 2015. Et il ne s’agit pas de petits vols ou de placotage à l’intérieur de la Curie.

Le pape François aurait été bien clair avec ses plus proches collaborateurs. Il aurait énuméré un à la fois les 15 problèmes qui affligent la Curie. Il a, entre autres, déploré ces cliques qui peuvent contrôler des membres et devenir une sorte de cancer qui menace l’harmonie.

Il a même affirmé que certains menaient une vie hypocrite. La liste des problèmes de la Curie a été passée en revue. À mon avis, l’affirmation la plus forte et celle que je n’avais jamais entendue a été celle-ci: Certains membres de la Curie cherchent le pouvoir à tout prix et souffrent d’un «Alzheimer spirituel» qui leur fait oublier leur mission.

Comme le dit le texte du journal, le pape François ne s’est pas gêné pour critiquer ce qui mine le Saint-Siège. Selon moi, il est justement l’homme pour mener une réforme et moderniser l’Église. Il doit passer à l’action.