L’Occident doit examiner sa conscience

Par Alcide F. LeBlanc
Moncton

L’horreur qu’a connue la France et la planète avec la tuerie perpétrée par des êtres remplis de haine et de rancune à l’endroit des journalistes et des caricaturistes travaillant à Charlie Hebdo, de même que de la mort cruelle de policiers et de juifs en ce magnifique pays nous oblige tout un chacun à faire un sérieux examen de conscience sur la liberté de presse.

Internationalement reconnue comme un droit, il me semble, malgré tout, que la liberté de presse a des règles et des principes à considérer et à respecter. Elle ne peut pas encourager la haine, le mépris, le racisme, les moqueries, les actes terroristes.

À cela, j’ajouterais qu’elle ne doit pas dénigrer ou humilier les personnes ayant des croyances religieuses différentes des nôtres.

Par exemple, dans le monde musulman, on considère le prophète Mahomet comme un être sacré qui ne doit pas être dessiné. Or, lorsqu’on se permet en Occident de ne pas respecter cette valeur, on va à contre-courant ce qui constitue chez les croyants de cette religion une injure, un mépris, un affront, voire une sorte de provocation.

Pour certains, l’emploi des moqueries est perçu comme un jeu ce qui leur permet d’exprimer leurs idées ou leurs opinions sachant fort bien d’avance que ces moqueries blessent inutilement et profondément les autres. Pour s’en défendre, les victimes ont recours à la vengeance et parfois à des gestes meurtriers.

Approchons-nous tout près de chez nous. Ce qu’ont écrit de méprisant et de dégradant certains étudiants envers leurs consœurs à l’Université de Halifax est tout à fait condamnable. Pourront-ils, pour se défendre, utiliser la liberté d’expression?

Pour tout dire et résumer, l’Occident doit se questionner sur ses manières de vivre et de s’exprimer. Autrement, il n’y aura pas de paix en ce monde.