Assimilation sournoise

Émile Richard
Miramichi
Dans la seule province bilingue du Canada, le débat du bilinguisme au Nouveau-Brunswick refait surface. Et cette fois, il se présente un peu plus sournoisement, car il se cache derrière la situation pitoyable de l’économie de notre province.

Les anti-bilingues du Nouveau-Brunswick blâment encore les francophones qui veulent préserver leur langue et leur culture. On s’attaque maintenant au système d’autobus scolaire en prônant les bienfaits d’autobus «bilingues». Depuis toujours, les Acadiens doivent être vigilants s’ils ne veulent pas être engloutis par le vague de l’assimilation. Oui, il faut être ouvert à toutes les communautés, mais il faut d’abord s’assurer d’avoir une base solide si nous voulons éviter que notre langue française ne disparaisse. La perception de beaucoup, c’est que le bilinguisme dans notre province est synonyme de «il est francophone donc il comprend l’anglais».

Une petite mise en garde s’impose, écoutez certains jeunes dans la cour d’école en milieu minoritaire ou explorer votre Facebook, et vous verrez que l’anglais se porte très bien dans les commentaires entre jeunes et même entre les adultes qui se croient immunisés contre l’assimilation.
Je vous souhaite une longue vie pour voir les résultats d’une assimilation sournoise qu’on s’impose, en voulant défendre cette majorité anglophone au détriment de notre belle langue et notre culture.