Robéa Cormier, présidente
Fédération des citoyen(ne)s aîné(e)s du Nouveau-Brunswick

 

La Fédération des citoyen(ne)s aîné(e)s du Nouveau-Brunswick, en conjonction avec bien d’autres groupes d’aînés, a travaillé au moins une dizaine d’années afin d’obtenir pour les aînés des admissions aux foyers de soins où ils n’ont qu’à payer chambre et pension et que l’évaluation financière serait basée sur les revenus annuels seulement.

Les aînés qui ont contribué toute leur vie se voient attaqués de plein fouet. Pourtant, nous les aînés, nous avons contribué toute notre vie à aider la province en payant toutes les redevances demandées et tous les impôts possibles.

Encore aujourd’hui, à la retraite, les aînés contribuent à la société, on paie de l’impôt, on paie des taxes, on paie des assurances-maladie et avez-vous pensé aux heures de bénévolat qui sont données dans les communautés, dans les organismes provinciaux et nationaux. Enlevez tout ça et le Nouveau-Brunswick tombe.

Dans les années 1975 nos enfants aux études, il fallait payer pour leurs études, il fallait même construire des écoles si on voulait avoir une formation, une éducation pour nos enfants chez eux.

Pour la classe moyenne qui sera la plus touchée, voici ce dont on devait payer: notre éducation; nos déplacements pour se rendre au travail; notre fonds de pension; les impôts; rénovations à notre maison, ce qui veut dire taxe supplémentaire; l’achat d’une auto, moyen de transport, ce qui veut dire taxe; l’éducation de nos enfants; nos voyages… encore de la taxe; nous avons payé des assurances auto et maison, accident, santé etc.

Aujourd’hui à la retraite, on paie encore de l’impôt sur notre pension, on paie aussi pour des rénovations de notre maison si on veut être confortable, on paie aussi pour une auto neuve de temps en temps, ceux qui voyagent paient des douanes, des taxes, des assurances etc. On paie des assurances santé, auto-maison, des assurances vie et j’en passe. N’est-ce pas contribuer à la société?

Les aînés malades aujourd’hui n’ont pas toujours été malades et admis aux foyers de soins ou foyers de soins spéciaux. Les aînés doivent payer bien des choses que le gouvernement ne couvre pas: les vêtements et les chaussures, la coiffeuse, le soin des pieds et des ongles, le téléphone, la télévision, un peu de meubles pour leur chambre, les produits pharmaceutiques qu’on achète sur l’étagère, les produits de beauté, il faut continuer à payer nos assurances et bien plus donc on a besoin de nos épargnes. Exemple: mon mari et moi nous payons 113 $ chacun par mois en assurance-maladie et on veut nous augmenter la prime.

Messieurs les ministres, vous avez été dans les mesures les plus drastiques envers les aînés pour essayer de présenter un budget réaliste. Vous avez semé de l’inquiétude chez ces gens vulnérables.

Je vous dis tout de suite que ces aînés les mieux nantis et les baby-boomers lors de la retraite auront une pension. Ces personnes n’iront pas dans un foyer de soins à moins d’être gravement malades. Je suis dans cette classe et je me paierai ces soins à la maison et non dans un foyer de soins. Qui veut aller au foyer de soins?

Au nom de la Fédération des citoyen(ne)s aîné(e)s du Nouveau-Brunswick, nous voulons que les épargnes de ces gens malades soient gardés pour leurs besoins dont j’ai énuméré ci-desus. Vous n’êtes pas venus nous consulter avant de prendre une décision….et c’est inacceptable. Qui peut vous conseiller mieux que nous, les aînés du Nouveau-Brunswick? Nous sommes là à votre écoute, dans profitez-en SVP.

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