Une mission pancanadienne, qu’on le veuille ou non

Julie-Anne Thébeau-Robichaud
Richibucto
Bravo M. Rino Morin-Rossignol pour votre chronique du jeudi, 19 mars, «Une manufacture de Sagouines?» au sujet de la programmation de RDI.

C’est à mon tour de vous féliciter. Vous cernez le problème avec brio tout en nous offrant vos jeux de mots et vos comparaisons particulières qui démontrent le ridicule de la chose. Mieux vaut être ironique que d’en pleurer.

Le printemps dernier, je lisais un article en ligne sur le site de RDI au sujet du scandale sur le mauvais traitement des travailleurs étrangers dans l’Ouest canadien dans le domaine de la restauration. Le commentaire d’une Québécoise m’a presque jetée en bas de ma chaise. Elle disait plus ou moins: «Qu’est-ce que je m’en fous de ce qui se passe là-bas. Je veux des nouvelles d’ici». Oui, la dame est ignorante de ne pas savoir que RDI est une chaîne de Radio-Canada qui a comme mission de couvrir la nouvelle d’un bout à l’autre du pays et ailleurs.

Après réflexion, je me suis dit qu’elle pouvait bien penser que RDI, c’est strictement québécois, puisque le contenu est québécois. Comme vous le dites si bien monsieur Rossignol, Radio-Canada aime tout ce qui est québécois, ne traite, pour la plupart du temps, que de sujets québécois et si, par malheur, un événement déborde des frontières géographiques québécoises, on s’y concentre sur «l’angle québécois».

Tout comme la Québécoise, je m’en fous de savoir que sur la rue Ste-Catherine, il y a un raton laveur qui s’est fait passer dessus. Et ma comparaison est peu exagérée dans certains cas.

P.-S.: Monsieur Rossignol, c’est toujours un plaisir de vous lire. C’est comme si nous étions dans votre appartement en train d’avoir une bonne jasette. Aussi bien prendre un bon café.