Une crise malheureuse

Par: Alcide F. LeBlanc
Moncton

La façon dont quelques organismes acadiens se sont pris en fin de semaine dernière pour que Jeanne d’Arc Gaudet quitte la présidence de la SANB me rappelle les astuces qu’utilisent certains chefs militaires voulant assumer la direction d’un pays.

En autant que je le sache, Mme Gaudet a été élue démocratiquement comme tous les autres présidents avant elle et doit compléter son mandat.

Vraiment, je suis fâché par cette méthode d’amateurisme, pour ne pas dire arbitraire, enfantine et intransigeante. Selon mon humble avis, j’y vois un haut degré d’immaturité dans tout ce scénario.

Avec raison, nos compatriotes anglophones ne vont-ils pas rire de nous? Et quant aux autorités gouvernementales, ne profiteront-elles pas de cette crise pour mieux justifier les compressions budgétaires envers nos organismes y compris la SANB? Après tout, tout est sur la table!

Pour sortir de cette crise embarrassante, il faudra que les tous les partis engagés dans cette lutte de pouvoir, car il s’agit évidemment de cela, se parlent avec franchise et comme adultes, à huis clos et dans l’intérêt supérieur de l’Acadie du Nouveau-Brunswick.