La menace qui plane sur le Bureau de traduction est plus sérieuse qu’on pourrait le croire de prime abord. Il ne s’agit pas d’une décision purement administrative. C’est l’égalité du français et de l’anglais qui est menacée. Cette égalité est inscrite dans la loi et n’a pas été facile à obtenir.

Elle n’est pas négociable, malgré les difficultés financières auxquelles fait face le gouvernement provincial.

Il est essentiel que le Bureau de traduction continue d’agir comme rempart contre tout risque de voir la qualité des traductions diminuer. «Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement», disait Boileau. Une bonne traduction est une traduction claire, et un français clair plaît au lecteur, alors qu’un français obscur l’agace au point qu’il cesse parfois de lire ou qu’il se tourne vers l’anglais pour mieux comprendre.
Aucune firme privée ne pourra jamais remplir le mandat du Bureau de traduction.

Le gouvernement ne doit pas faire des économies sur le dos des francophones. Notre langue n’est pas à vendre.

Bernadette Landry

logo-an

private

Vous utilisez un navigateur configuré en mode privé ou en mode incognito.

Pour continuer à lire des articles dans ce mode, connectez-vous à votre compte Acadie Nouvelle.

Vous n’êtes pas membre de l’Acadie Nouvelle?
Devenez membre maintenant

Retour à la page d’accueil de l’Acadie Nouvelle