Par: Claude Snow
Comité des 12
Le chef libéral, Justin Trudeau, se met malheureusement le doigt dans l’oeil quand il laisse croire que des allocations familiales plus généreuses pourront, à elles seules, sortir des centaines de milliers d’enfants de la pauvreté au pays.

Il est trop simpliste de croire qu’il est possible de combattre la pauvreté uniquement en versant plus d’argent, car l’expérience nous révèle le contraire.

Notre travail sur le terrain, au Comité des 12, nous démontre qu’il faut en plus une assistance personnelle, un service qui a été complètement supprimé dans notre province par l’ancien premier ministre, Frank McKenna. Cette politique se poursuit toujours aujourd’hui.

L’assistance personnelle comprend des rencontres face à face, des consultations téléphoniques et des visites à domicile. Elle comprend aussi l’écriture publique, c’est-à-dire aider les gens à remplir les formules pour des demandes d’aide et communiquer avec l’administration publique.

En somme, il faut retourner à l’assistance sociale telle qu’elle était à ses débuts: une aide financière combinée à une assistance personnelle, offerte par des travailleurs sociaux agissant comme conseillers et accompagnateurs.

L’argent, à lui seul, ne règle pas tout et fait très peu pour combattre les effets de la pauvreté. Sans une aide personnalisée qui met les gens en confiance, qui les conseille, qui oriente leurs choix et qui les appuie continuellement dans le respect de leur autonomie et de leur dignité, la lutte à la pauvreté est stérile et ce ne sont pas des allocations familiales plus généreuses qui vont y remédier.

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