La SANB n’est pas moribonde

Par Benoît Duguay, Moncton

N’en déplaise à ses détracteurs, la SANB n’est pas moribonde. Restructuration et repositionnement ne sont pas synonymes d’agonie. Je peux en témoigner. Je siège à son conseil d’administration à partir du Nouveau-Brunswick et non de Montréal. Ce n’est pas parce que les Jeux de Rio ont volé la vedette à notre fête nationale que l’Acadie ne vibre pas.

La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick aura sous peu une nouvelle direction permanente et les préparatifs de son AGA du mois d’octobre prochain sont très bien enclenchés. Il n’y a pas plus transparent que le sondage que mène présentement l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques.

Les mœurs politiques et administratives ont changé. Les intérêts collectifs et communautaires s’expriment à la mode d’une nouvelle époque. La SANB n’est pas moribonde parce qu’elle est en train de s’y adapter.

Il ne faut pas oublier qu’elle est reconnue par Patrimoine canadien en vertu de la partie VII de la loi sur les langues officielles du pays. Elle est financée en grande partie par le gouvernement fédéral dans le cadre de cette loi. Elle a le même mandat que celui des organismes provinciaux qui, ailleurs au pays, doivent sensibiliser les gestionnaires aux besoins des minorités linguistiques. Comme en Ontario et ailleurs, et comme au Québec où Alliance Québec veille aux intérêts linguistiques et culturels de la minorité anglophone.

En octobre, la SANB aura de nouveaux règlements et une structure administrative renouvelée. Cela ne la fait pas moribonde, «Han madame».