Accros aux solutions à court terme

C’est la rentrée! Qu’on soit du domaine de l’éducation ou non, on est tous touchés,  de près ou de loin, par la rentrée scolaire.

C’est le moment tant attendu pour les commerces, peu importe leur taille, de faire de bonnes affaires. Comme quoi, l’école n’est pas seulement un milieu éducatif, mais aussi un agent économique.

Pour les enseignants et enseignantes, auréolés par le souci de refaire le monde, la rentrée est un nouveau départ d’un monde meilleur. C’est d’ailleurs ce qui fait d’eux, des idéalistes qui vivent malheureusement dans un monde matérialiste à outrance. Le monde meilleur auquel devrait aspirer l’enseignant, c’est celui dans lequel il y a très peu de place pour la peur de l’autre à cause de sa différence physique, religieuse, politique, etc.

Les initiatives devant contribuer à l’avènement d’un tel monde sont légion. Cependant, elles pèchent par leurs approches réactives, ce qui donne l’impression qu’on est constamment en situation d’urgence.

Les enseignant-es québécois sont maintenant dotés d’un guide pour sensibiliser les élèves à l’islamophobie. L’idéal serait d’avoir un guide pour la sensibilisation à toutes sortes de phobies  issues de la peur de l’autre: voilà une solution durable. Par analogie, d’aucuns diraient que porter Hillary Clinton au pouvoir afin d’empêcher Donald Trump d’y accéder serait une solution à court terme. La solution durable serait d’éduquer le peuple américain à ne pas porter un raciste au pouvoir.

Chers collègues enseignants, donnons-nous le pouvoir d’éduquer  à ne pas céder à la culture de la peur de l’autre.
Jean Codjo
Enseignant
École L’Odyssée
Moncton