Mari: une loi inquiétante

S’il y a un sujet dont on parle de plus en plus, c’est bien la consommation et surtout la dépendance aux drogues.

Les professionnels de la santé, en particulier ceux qui travaillent à l’urgence des hôpitaux ou dans les cliniques en savent quelque chose. Il en est de même pour le personnel des services sociaux et des disciplines connexes. Ils sont en contact de façon constante avec des personnes aux prises avec des problèmes de consommation.

La consommation de drogues, de toutes les drogues ne cessent de s’accroître depuis les 15 ou 20 dernières années, autant dans les villes, les villages et même dans les hameaux les plus isolés.

Je ne parle pas seulement des jeunes et des adultes qui consomment des médicaments prescrits ou encore des drogues «douces». De plus en plus de personnes sont des utilisateurs de drogues par injection, telles la cocaïne ou l’héroïne. Ces consommateurs se cachent souvent dans des maisons abandonnées, des abris de fortune, des ruelles et même dans des toilettes publiques pour s’injecter, pensant être loin des regards de la police.

On ne devient pas accro de la drogue du jour au lendemain. La consommation, c’est un piège. On choisit de le faire au début, mais il arrive trop souvent que l’on perde le contrôle. Les personnes qui consomment pensent toujours sans sortir et éviter la dépendance. Ce n’est pas aussi facile qu’on le pense et les accrocs vous le diront.

Il est connu depuis fort longtemps que l’on consomme des drogues dans l’espoir de chasser la douleur, qu’elle soit psychologique, physique ou mentale. C’est une béquille dont il est très difficile de se départir. La dépendance aux drogues est une maladie. Plusieurs refusent de l’admettre. Selon moi, la consommation n’a ni âge, ni sexe, ni statut social.

Je suis préoccupé parce que le gouvernement Trudeau veut déposer un projet de loi pour légaliser la marijuana ou le pot au printemps 2017. Selon moi, on commence souvent à consommer une drogue «douce» comme le cannabis pour ensuite «graduer» vers des drogues plus puissantes. C’est un danger qui guette bien des gens.
Marcel Arseneau

Campbellton