Votez au plébiscite de la réforme électorale

La façon avec laquelle on vote est prise pour acquis depuis de décennies. Mais depuis l’élection de Justin Trudeau l’année passée, le sujet est à l’ordre du jour. Une commission sur la réforme électorale en parle au niveau fédéral, et on en parle aussi dans les Provinces maritimes. Du 29 octobre au 7 novembre, l’Île-du-Prince-Édouard a la chance de changer la façon avec laquelle nous votons, et, donc, la façon que nous sommes gouvernés. La résultat du scrutin à Charlottetown sera suivi de très près par Ottawa et pourrait affecter tous les Canadiens.

Historiquement, au Canada (et à l’Île-du-Prince-Édouard), les deux partis dominants ont pris leurs aises avec le pouvoir. Des décisions peu démocratiques, et même de la corruption (oui, même ici chez nous – imaginez!), font partie de notre histoire, et se produisent même aujourd’hui.

Ceci n’est pas une coïncidence. Notre système de «scrutin uninominal majoritaire à un tour», appelé «First Past the Post» en anglais, donne l’avantage aux partis avec le plus d’argent et tait les voix des minorités. En plus, vous pouvez recueillir que 30% des voix dans une circonscription, mais obtenir 100% du pouvoir. C’est à dire que les choix de milliers de gens sont jetés à la poubelle. Chaque élection, ces électeurs doivent choisir de soit «gaspiller» leur vote, ou bien de suivre la majorité.

La représentation proportionnelle nous offre une alternative. Malgré les voix négatives qui rejettent la possibilité de changer – souvent les voix de ceux qui sont au pouvoir dans notre système actuel – la représentation proportionnelle fonctionne très bien dans plus de 80 pays.

Le système proportionnel constituerait un système juste, où tous les votes comptent. Personne n’aurait peur de voter selon leur croyance. Si 30% des électeurs votent pour un parti, ce parti reçoit 30% des sièges. Malheureusement, cela n’est pas le cas aujourd’hui.

Si nous adoptions la représentation proportionnelle, nous pourrions bénéficier d’une meilleure gouvernance, à la fois plus stable et plus représentatif des désirs des électeurs. La pluralité à la législature forcerait les partis de travailler ensemble pour le bien-être commun. Il faudrait consulter les députés des autres partis pour prendre des décisions, et non gérer le gouvernement comme une dictature majoritaire. Une fois mise en place, nous verrions une législature qui ne changerait pas chaque 10 ans entre rouge et bleu, mais qui resterait plus ou moins stable au cours des années, avec des députés de tous les partis, qui seraient là pour tous les électeurs.

Je vous invite donc à encourager vos amis et vos relations à l’île afin de voter lors du plébiscite du 29 octobre au 7 novembre.

Josh Underhay
Charlottetown