Protection de l’environnement: favorisons la mise en commun des connaissances

Les questions environnementales touchent tout le monde et ce, à l’échelle planétaire. Qu’il s’agisse de développement durable, de gestion de l’énergie ou de réduction de la pollution, nous sommes tous interpellés par l’importance de ces enjeux qui ont des répercussions à grande échelle.

Conscient de l’ampleur des défis à relever dans le secteur des changements climatiques, le Canada souhaite devenir chef de file dans ce domaine en innovant et en adoptant des mesures menant à une économie propre. Afin de réaliser ce projet sociétal, des partenariats avec les provinces et territoires sont essentiels.

De plus, afin de faire des choix éclairés comme société, il faut bien saisir les enjeux. Comment peut-on réduire les émissions de gaz à effet de serre, par exemple, tout en stimulant l’économie? Pour générer ce genre de questions, fournir des réponses basées sur des données probantes et contribuer à l’avancement des connaissances en matière d’environnement, l’engagement du milieu de la recherche est indispensable.

Des chercheuses et chercheurs provenant de plusieurs disciplines (sciences naturelles et génie, sciences humaines et sociales de même que des sciences de la santé) et des experts du secteur privé et d’organismes à but non lucratif peuvent, chacun à leur façon, contribuer au développement de stratégies en matière d’environnement, à la formulation et à la mise en œuvre de politiques publiques.

Les universités sont des foyers de production scientifique, il est donc essentiel de s’en servir comme catalyseur pour ainsi favoriser la concertation, l’interdisciplinarité, le décloisonnement des disciplines et la collaboration tant avec les communautés que les entreprises.

À titre de recteur d’une université qui a identifié l’environnement comme axe prioritaire de développement en recherche, je peux dire que nos actions suivent notre vision. Quelque 75 membres du corps professoral des campus d’Edmundston, Moncton et Shippagan ont des intérêts en matière de recherche en environnement. La Chaire de recherche K.-C.-Irving en sciences de l’environnement et développement durable agit comme agent fédérateur dans le domaine de la recherche en environnement en collaborant avec les chercheuses et chercheurs de l’ensemble du réseau.

Une multitude de travaux sont en cours, par exemple, ceux sur la foresterie et l’agriculture durables menés en partenariat avec la Coopérative forestière du Nord-Ouest. Dans la Péninsule acadienne, plusieurs professeurs du programme de développement durable et zone côtière du campus de Shippagan sont impliqués dans une initiative inédite avec le Forum des maires de la Péninsule portant sur l’adaptation au changement climatique. Un autre projet sur les changements climatiques mené par une équipe du campus de Moncton examine les défis des communautés côtières de Cocagne, Grande-Digue et Dundas en lien avec sept communautés locales de sept pays.

Afin d’arriver à des solutions durables et mesurables dans le domaine de la protection de l’environnement, prenons l’engagement de favoriser une approche interdisciplinaire. Mettons en commun nos efforts et nos connaissances et appuyons les communautés locales dans l’élaboration de bonnes politiques environnementales.

Raymond Théberge
Recteur et vice-chancelier de l’Université de Moncton