Pourquoi?

Ceux qui suivirent la politique de près ont énormément de difficulté à comprendre le pourquoi.

Madeleine Meilleur, une ancienne députée et ministre libérale, est impliquée depuis toujours dans des dossiers pour la Francophonie et pour le soutien des citoyens francophones de la province de l’Ontario. Il s’ensuit que Mme Meilleur a su conserver une bonne réputation tout au long de son parcours politique. Son expertise dans le domaine ne fait aucun doute.

J’aimerais bien comprendre ce qui a poussé Mme Meilleur à se servir de la politique pour obtenir un poste de commissaire aux langues officielles qui est «apolitique»? Là, Mme Meilleur, vous avez trébuché! Est-ce que c’est le parti libéral qui l’exige? C’est dur à comprendre, étant donné votre expérience.

Mme Meilleur a reconnu devant le comité sur ce dossier qu’elle avait eu des contacts avec Gerald Butts et Katie Telford, deux proches du premier ministre Justin Trudeau.

D’un autre côté, la ministre Mélanie Joly dit le contraire, soit qu’elle n’a pas discuté de son intérêt pour ce poste avec les conseillers du premier ministre. De plus, la ministre Joly prétend que la nomination de Mme Meilleur s’est faite selon les règles de l’art, sans ingérence politique. Des règles qui nous laissent perplexes, Mme la ministre. C’est dommage pour Mme Meilleur, mais quand la perception se met dans le chemin de la politique, c’est très difficile d’y survivre. Le pire dans toute cette histoire: Mme Meilleur s’est disqualifiée elle-même. Avec les reconnaissances de toutes sortes qu’elle a reçues et ses nombreuses réalisations pour la communauté francophone, Mme Meilleur n’avait même pas besoin de lever le petit doigt et de salir sa réputation, sa compétence était plus que suffisante.

Dans un ordre plus personnel, je me suis impliqué dans un dossier qui demandait l’appui du ministre des Finances de la province de l’Ontario. Madame Meilleur et son adjointe Mme Fontaine m’ont réglé un dossier collectif qui traînait en longueur et j’en profite pour lui témoigner publiquement ma reconnaissance et je la remercie encore pour son dévouement à présenter ce dossier au ministre des Finances de l’Ontario et d’avoir complété le dossier de façon positive.

Isidore Dugas, Caraquet