Le discours d’Obama

Les 6000 personnes qui ont pu assister à Montréal à l’inspirante allocution du 44e président américain, les millions d’autres qui ont pu l’écouter à la radio ou le voir et l’entendre au petit écran n’ont certes pas été déçues. Je suis l’une d’entre elles!

Son message était positif, bien senti, vrai, digne d’un grand leader. Rien de négatif n’est sorti de ses lèvres ou de son cœur. Par contre, les gens s’attendant à des critiques virulentes ou négatives envers Donald Trump ont pu être désappointés.

L’Idée fondamentale qui a suscité chez moi une profonde admiration, c’est celle où il a dit: «Nous devrons remplacer la peur par l’espoir.» Par là, je crois qu’il voulait signifier: «Remplaçons le négatif par le positif.»

Dans ma paroisse natale, je me rappelle avoir rencontré un jour un jeune homme qui ne voyait que la pluie dans sa vie. Ce jour-là, alors que le beau soleil illuminait la planète, je lui ai fait cette déclaration: «Il fait beau aujourd’hui!». Et lui, de répondre: «Hier, il pleuvait». Le lendemain, je le rencontre à nouveau en lui transmettant un message similaire: «Il fait bien beau encore aujourd’hui!». Sa réaction: «William Bourque annonce de la pluie demain».

Tout pour dire que le négatif a pris la maîtrise de nos vies et même de la politique.

Par exemple, comment monsieur Donald Trump a-t-il pu éliminer ses douze ou ses treize adversaires politiques et ainsi devenir le 45e président? Tout au long de la campagne électorale, il a exploité au maximum la formule négative. Les gens ayant cette attitude l’ont cru et l’ont appuyé. Maintenant, toute la planète en souffre.

Sur la planète, ce ne sont pas les terroristes les champions des mortalités. Chaque fois qu’ils commentent leurs actes barbares, les médias, sans se rendre compte, leur offrent la plus abondante publicité!

Vraiment, M. Obama, si vous aviez seulement communiqué cette idée, il valait la peine de nous visiter. Merci donc de nous donner espoir. La jeunesse en a grandement besoin comme nous tous et nous toutes d’ailleurs!

Alcide F. LeBlanc
Moncton