Le pape François est-il vraiment seul contre tous?

Dans son livre François, seul contre tous – Enquête sur un pape en danger qu’il présentait à l’émission Tout le monde en parle en avril dernier, le journaliste d’investigation suisse Arnaud Bédat fait une éloquente démonstration de ce constat.

L’actuel dirigeant de l’Église aurait très bien pu ne jamais l’être. Même si le jeune Jorge Mario Bergoglio était d’une famille où la foi se vivait de façon simple et concrète, sa mère s’opposait à ce qu’il entre au séminaire.

Le pape est-il dans la mire de certains groupes qui voudraient l’éliminer tout comme l’a été Jean-Paul II et, très probablement, Jean-Paul Ier?

Le pape s’est donné comme mission de nettoyer la Curie romaine, ce qui n’est pas une mince tâche. Il excommunie la Mafia. Ses prises de position relatives à l’écologie, aux conflits armés, à la pauvreté, aux horreurs perpétrées par l’État islamique, à l’indifférence humaine et à la corruption choquent. Oui, le pape argentin pourrait être dans la mire de tueurs guidés par le fanatisme. Greg Gutfeld de la chaîne conservatrice américaine Fox News a dit de lui qu’il était «l’homme le plus dangereux de la planète». Le pape François montre trop d’aversion face à une «économie tueuse».

S’il a la vie sauve, il entend retourner dans une maison de retraite pour prêtres à Buenos Aires où il avait réservé une place avant son élection à la papauté, ce qu’il aura amplement mérité.

Hector J. Cormier
Moncton