SANB: la crise est loin d’être terminée

Si les médias avaient couvert l’AGA de la SANB de la fin de semaine à Miramichi, au lieu de titrer que «la crise était nécessaire» tel que déclarée par le président, on aurait écrit que la situation est urgente et que la crise est loin d’être terminée.

En commençant par le quorum nécessaire de 40 membres qui n’a pu être confirmé. D’où vient donc ce chiffre d’une centaine de personnes noté dans votre reportage sur cet AGA? On pourra comprendre que Brian Gallant n’accorde que très peu d’importance aux deux rencontres bisannuelles que la tradition commande de tenir avec les représentants de la SANB. D’autant plus qu’à la rencontre du 1er mai, aucun des membres du CA n’a eu le courage d’y accompagner le président et le directeur général de l’organisme.

Il n’y a pas que la SANB qui doit se repenser, il y a aussi les contribuables qui y injectent près de 900 000$ par année. C’est bien dommage car, entre autres, le groupe Égalité en Santé du Dr Hubert Dupuis et de Jacques Verge pourra difficilement se vanter de l’appui officiel que leur a donné cette assemblée au quorum défectueux. À la lumière de ce que j’ai entendu et vu en fin de semaine à Miramichi, j’en arrive à la conclusion que Patrimoine Canadien doit repenser le financement de nos organismes acadiens et francophones en fonction, tel que le veut son mandat, de la loi sur les langues officielles, et qu’Immigration Canada confie à un autre qu’à la SANB la gestion du dossier de l’immigration francophone.

Benoît Duguay
Moncton