ONF: plutôt un oiseau en plein vol

La chronique de France Daigle, parue le 22 juin, soulève plusieurs questions. Une des particularités de mon métier de producteur au Studio de la francophonie-Acadie, c’est qu’avant que nos œuvres se rendent au public, il y a un travail de fond auquel le public n’a pas accès. Alors voici une belle occasion de vous partager ce qui a pu se faire au Studio de la francophonie-Acadie depuis mon arrivée.

J’ai eu le plaisir d’accompagner le cinéaste aguerri Rodolphe Caron dans la production et la sortie de Simplement Viola, un document encore plus essentiel maintenant qu’à sa sortie, en novembre dernier au FICFA. Lors de ce même festival, André Roy nous a partagé son premier film, Partie de moi, qui a été reçu avec enthousiasme et éloges. Ça, c’est la partie la plus visible de notre travail, mais parallèlement plusieurs productions d’envergure sont en chantier:

Le dernier placard, un long-métrage de Paul Émile d’Entremont, pose un regard essentiel sur l’intimidation et l’homophobie dans le sport au travers des athlètes du niveau scolaire autant que chez les athlètes d’élite.

Plus haut que les flammes est une œuvre audacieuse de la cinéaste Monique LeBlanc. Inspirée du poème du même nom de Louise Dupré, Monique évoque et émeut dans ce long-métrage ambitieux dans sa forme et son contenu.

Daniel Léger continue sa démarche de cinéaste d’observation avec un nouveau film intitulé Les artisans de l’atelier, tourné à Memramcook, dans un atelier qui vise à démontrer que malgré nos différences, nous avons tous le pouvoir d’être les artisans d’une société inclusive.

Nous complétons présentement le premier film de Samara Chadwick, qui explore les aléas du souvenir de la cohorte 1999 de la polyvalente Mathieu-Martin qui a traversé une grande vague de suicides.

À l’automne nous lancerons notre premier documentaire 360˚, la troisième roue d’André Roy. André nous fait plonger dans l’univers de Renelle Belliveau, une jeune fille atteinte d’atrophie musculaire et de la touchante expérience d’inclusion renversée qu’elle a vécue dans son école à Grande-Digue.

Tous ces projets trouveront leurs publics dans les 18 prochains mois.

Mais nous préparons également la suite:

Un retour à l’animation s’amorce avec le projet ludique et fantastique intitulé Dédrimeur, de Jean Pierre Morin.

Julien Cadieux nous fera bientôt découvrir l’univers coloré du peintre Léo LeBlanc avec son projet Léo au pays de Cocagne, destiné à prendre vie au Pays de la Sagouine.

Nous débordons d’enthousiasme vis-à-vis ces projets et nous nous affairons à préparer pour chacun d’eux un rendez-vous d’exception avec le public. C’est un groupe diversifié de créateurs aux talents remarquables, une combinaison de cinéastes d’expériences, d’explorateurs de formes et de langage et de cinéastes et créateurs émergents, tous assoiffés d’une prise de parole nécessaire et pertinente.

Là, je vous parle de ceux avec qui nous travaillons aujourd’hui, mais nous restons à l’affût de nouveaux talents et nous serions heureux de retrouver ceux qui ont déjà créé avec nous. Au début juin, nous rencontrions à Toronto les créateurs de cette communauté et nous planifions pour la fin juillet une rencontre similaire avec les créateurs de l’Acadie, les invitant, à discuter ouvertement avec nous et à imaginer avec nous les dix prochaines années de l’ONF.

En espérant vous y voir nombreux!

Jac Gautreau
Producteur, Studio de la francophonie-Acadie de L’ONF