La boxe extrême, une activité barbare à condamner

Bravo Paul Kariya! Ce hockeyeur professionnel, qui a joué une quinzaine d’années dans la Ligue nationale, vient tout juste d’être intronisé avec six autres joueurs dans le Temple de la renommée. Ce qui est admirable de sa part, il ne s’est pas gêné de dire aux dirigeants de l’organisation de faire davantage pour protéger les joueurs contre les blessures et les commotions cérébrales.

Ce sport, qui pourrait pourtant être vraiment noble et humain, semble exiger de la part de plusieurs partisans un haut degré de violence. Dès que les bagarres se présentent, nombreux sont les spectateurs à se lever et à applaudir chaudement le spectacle. Les joueurs en sont les victimes.

Il y a une autre soi-disant activité sportive, appelée les arts martiaux mixtes, qui attire de plus en plus de partisans, non seulement au Canada, mais aussi chez nos voisins du sud. Il s’agit de la boxe barbare. Dans ce genre d’activité, le pugiliste, presque à poings nus, essaie d’abattre son adversaire. Une fois qu’il est au plancher, l’autre continue à frapper à la tête et au corps jusqu’à le rendre inconscient. C’est une activité dégoûtante et inhumaine. On peut déjà prévoir des mortalités, des blessures permanentes et des poursuites criminelles.

Dans plusieurs pays, grâce aux interventions de la jeunesse surtout, on a aboli les combats de taureaux et les combats de coqs. Ici, au pays, on les remplace par les arts martiaux mixtes!

Que se passerait-il si notre jeunesse canadienne s’attaquait à rendre illégal et à abolir ce sport barbare dans notre propre pays comme elle l’a fait si bien réussi dans les pays où l’on présentait autrefois des combats de coqs et de taureaux? Voilà un défi de taille pour notre belle jeunesse et les citoyens en général.

Alcide F. LeBlanc
Moncton