Terre d’accueil, mais à quel prix?

Je suis d’accord avec vous, père Léon Robichaud, les Acadiens ont toujours été des gens accueillants, mais… pas à n’importe quel prix. Ce sont des gens qui, à travers leur vécu, ont appris à faire la part des choses pour défendre leurs acquis. En terre d’accueil, on ne s’impose pas, on s’adapte aux us et coutumes du milieu qu’on adopte. Il est rare qu’on reçoive de la visite à la maison qui va entrer et nous dire quoi manger et encore moins où placer les meubles. C’est une simple question de RESPECT.

Pour être bien accueilli, encore faut-il avoir le souci de s’intégrer harmonieusement et faire preuve de conciliation. Ce que vous avez certainement eu le souci de faire en arrivant chez nos frères en terre française. Difficile d’être bien accueilli en terre étrangère lorsqu’on s’y présente poings fermés avec la ferme intention de vouloir tout changer sans aucun égard de ce qui a été fait et encore moins des gens qui ont réussi à travers les années, à préserver leur héritage.

Il est très difficile d’accueillir ces étrangers à bras ouverts et il n’est surtout pas étonnant qu’ils sèment autant de controverse sur leur passage. Contrairement à ce que peut en penser notre évêque, le sanctuaire a toujours été un lieu de recueillement très prisé qui répondait très bien aux besoins spirituels des gens qui le fréquentaient et dont la prospérité en fait preuve.

Rita Labrie
Caraquet