Toute vérité n’est pas bonne à dire

Depuis le 24 août, l’indignation du maire de Miramichi et du député fédéral de la région, par rapport à un commentaire mal placé de la part du porte-parole national de l’Alliance de la Fonction publique du Canada, Greg McGillis, fait beaucoup parler.

Bien que le commentaire ait pu sembler indiquer que Miramichi n’était pas un lieu désirable pour installer un centre de paie, il n’en est rien.

La vraie calamité a été de regrouper tous les centres de paie du pays en un seul endroit, et ce à des centaines de kilomètres des emplacements antérieurs. Ceci pour des raisons pécuniaires et de soi-disant efficacités.

Par le fait même, en 2015, le gouvernement conservateur de Stephen Harper se félicitait de réduire le nombre de bâtiments et d’employés à la solde de l’État.

Il a offert des mutations aux employés expérimentés du service de paie. Plusieurs d’entre eux, par souci de garder leur vie sociale et familiale, sont restés chez eux et on peut les comprendre.

Inévitablement, le gouvernement s’est départi de plusieurs de ses meilleurs spécialistes. Ces mêmes spécialistes qui, à la suite du fiasco du système de paie informatisé Phénix – une autre décision pour le moins discutable – seraient un atout important dans les efforts de rétablissement du système de paie.

Face à l’héritage doublement empoisonné des conservateurs et à l’inefficacité des libéraux à régler le problème, je suggérerais à messieurs Lordon et Finnigan de se ressaisir et de cesser de détourner l’attention sur leurs petits cœurs sensibles afin de laisser briller la lumière sur le problème absolument indécent et incompréhensiblement irrésolu: la rémunération du personnel.

Vincent LeBlanc
Cocagne