Violation des règlements

Les citoyens concernés de Richibucto concluent que le ministère de l’Environnement, sous la tutelle du gouvernement du Nouveau-Brunswick, n’a pas suivi les directives en ce qui concerne l’installation et le suivi d’une usine de transformation des déchets de fruits de mer à Richibucto.

Selon la réglementation, il y eut violation a ce qui a trait aux odeurs nauséabondes, à l’enfouissement de produits et matériaux dangereux tels que l’amiante, matériaux de construction, métaux et déchets de coquilles brûlées non utilisables. On a aussi remarqué un étang près de l’usine dans lequel s’écoule un produit désinfectant servant au nettoyage des planchers de l’usine et qui se déverse dans un fossé et finalement dans le ruisseau avoisinant l’entrée de l’école Soleil Levant.

On a mentionné récemment dans une émission de CJSE que le bruit de la machinerie n’était pas un facteur pour les résidents de la rue Liverpool et des environs. Un sondage révèle qu’il n’y a pas seulement un voisin qui a l’ouïe fine, mais tous les voisins ont été perturbés dans la nuit par un bruit sourd et monotone.

Selon la loi sur l’environnement, toute modification servant à changer ou restructurer l’usine, soit par l’allongement d’un tuyau d’échappement de la fumée (22-60 pieds), doit être soumise au ministre 90 jours avant le début des travaux. Les citoyens concernés se posent de sérieuses questions quant à l’efficacité de l’allongement du tuyau d’échappement. On a remarqué que les odeurs persistent lorsque la pression atmosphérique est basse étant donné la contamination du sol et de la végétation. Les odeurs sont tellement fortes que l’on doit fermer les portes et fenêtres.

En revenant à l’émission de la radio CJSE, le maire de la municipalité Roger Doiron nous assure que la qualité de vie de ses citoyens passe avant l’usine Omera Shells et que cette usine doit créer des emplois pour les gens de la place, ce qui n’est pas le cas présentement. Selon la loi sur l’environnement, une usine de cette envergure ne doit pas dépasser 10 à 22 employés sur une période de trois horaires de travail par jour. Or, les rumeurs circulent qu’environ 74 employés seront embauchés d’ici un an.

Les citoyens concernés de Richibucto demandent que la loi sur l’environnement soit respectée et que l’usine soit surveillée par le ministère de l’Environnement et que si les conditions ne sont pas respectées, la fermeture de l’usine serait la seule option pour l’école Soleil Levant, les citoyens et pour sauvegarder l’environnement.

Claire Robichaud, infirmière à la retraite
Yvon Bélanger, psychologue scolaire à la retraite
Richibucto