L’extra-mural doit relever des régies de santé

Lorsque des groupes tels que la Coalition pour les droits des aînés et des résidents des foyers de soins tiennent des réunions pour informer les citoyens sur ce que représente vraiment la privatisation, le ministre de la Santé Benoît Bourque caractérise ces activités de campagnes de peur. Il n’aime pas qu’on dise que le transfert de l’extra-mural vers Medavie soit de la privatisation. Il préfère utiliser des termes comme «consolidation» ou «intégration» des services: une façon, peut-être, de contourner les exigences de la Loi canadienne sur la Santé qui stipule que le système de santé doit être géré sous administration publique.

Pourquoi cette stipulation dans la Loi canadienne? C’est simple. Les gouvernements sont imputables aux citoyens, les sociétés privées ne le sont pas. Les électeurs peuvent défaire leurs gouvernements, mais pas les entreprises privées. Il est difficile d’obtenir de l’information même grâce à la Loi du droit à l’information. Dans le cas d’Ambulance NB, le ministre de la Santé dit qu’il s’agit de «propriété intellectuelle». Si les choses devaient aller aussi mal avec la privatisation du programme extra-mural, où se plaindrait-on?

Dans sa tournée provinciale, le ministre Bourque rencontre des foules hostiles. À Saint-Jean et à Moncton, la très grande majorité des intervenants se sont dits fermement opposés à la privatisation. Les gens n’en veulent pas, d’autant plus que le service coûtera plus cher à opérer sans garantie de qualité de service.

Les programmes extra-mural et Télé-Soins de même qu’Ambulance NB doivent être intégrés dans le système des soins de santé et relever des régies dans le voisinage des professionnels de la santé, médecins, infirmières et autres professionnels qui constituent les composantes essentielles du bon fonctionnement du système. Medavie n’en a tout simplement pas l’expertise.

Cecile Cassista
Riverview