La chasse à l’as

En 2017, on souligne les 500 ans de la réforme protestante. L’éclatement de l’Église catholique avec Luther tire son origine de la chasse aux indulgences dans les années 1483 à 1546. Cinq cents ans après Luther, nous en sommes arrivés à la chasse à l’as en Église. Quelles en seront les conséquences? Les institutions s’enrichissent et les participants s’appauvrissent.

Depuis un an, de la bouche des catholiques, j’entends plus souvent les mots «chasse à l’as» que le mot Jésus. Le parallèle entre la chasse aux indulgences et la chasse à l’as, 500 ans après Luther, m’inquiète grandement.

Devenons des mendiants de la grâce et donnons la première place à Jésus dans nos églises. Même pauvre matériellement, la communauté des croyants demeurera vivante. La chasse à l’as n’est pas mal en soi, c’est l’usage qu’on en fait. Les indulgences n’étaient pas mauvaises en soi. Le drame, c’est l’usage que l’on en fait.

Léon Robichaud
Shippagan