Pourquoi pas un parti francophone?

Un ami me téléphone pour me dire qu’il avait assisté au congrès de nomination du Parti libéral à Caraquet, et c’est Isabelle Thériault qui a été choisie, et ajoute du même souffle qu’elle a fait un bon discours. Je lui réponds: je suppose qu’elle a regardé dans les yeux du premier ministre Gallant et qu’elle lui a dit avec son franc-parler qu’on lui connaît: «Je suis très heureuse d’être la candidate choisie pour défendre les intérêts de mes futurs commettants, mais je n’accepterai jamais la décision de votre ancien ministre de la Santé Victor Boudreau et le nouveau, Benoît Bourque, d’affaiblir la régie Vitalité en cédant la gestion du Programme extra-mural à Medavie. Vous savez très bien, Monsieur le premier ministre, que Medavie, c’est une compagnie bilingue, donc anglaise! Ce n’est pas acceptable pour les francophones de la province, nous reculons avec cette décision.» Est-ce que que c’est ça qu’elle a dit au premier ministre? Non, me dit-il. Donc, elle n’a pas fait un bon discours. Du vieux stock, le même radotage que celui des autres députés francophones. Je m’intéresse à la politique et je comprends très bien où le premier ministre veut en venir avec Medavie. Se faire réélire pour un deuxième mandat. Pas besoin d’avoir deux maîtrises en politique pour comprendre: il veut séduire l’électorat anglophone. Les circonscriptions francophones sont déjà en poche, au diable la population. Les francophones conservateurs ne veulent rien savoir de Blaine Higgs (un ancien COR).

Une idée, peut-être pas si farfelue que ça, n’y a-t-il pas quelque part une Valérie Plante pour fonder un parti francophone pour faire de l’opposition, au lieu de faire élire les députés libéraux par acclamation? La question est posée.