Une attitude indigne du ministre Bourque

M. le ministre de la Santé, Benoit Bourque, vous donnez la forte impression que vous ne comprenez pas ce qu’est le Programme extra-mural. Je vous suggère de lire attentivement les lettres de Claire Robichaud et Gemma Caron, deux infirmières retraitées, lesquelles ont été publiées il y a quelque temps dans l’Acadie Nouvelle.

Mme Robichaud pose avec justesse la question suivante: «Pourquoi ne pas se servir du 4 millions $ qui sera versé à Medavie chaque année pour ce projet pilote de soins à domicile et s’en servir pour: a) améliorer les conditions de travail des aides-soignantes à domicile en payant leurs kilométrages et leurs jours de maladie b) organiser un système de transport pour visites aux médecins et autres sorties et c) avoir une meilleure utilisation de la technologie?»

Mme Caron demande avec insistance au gouvernement que le bien-être de la personne revienne au cœur des décisions du gouvernement comme ce fut le cas lors de l’implantation du programme. Nous sommes d’accord.

La lecture de ces lettres de ces deux infirmières retraitées peut parfaire votre éducation du Programme extra-mural. Allez lire et relire sur le site de Vitalité la description de ce programme et les nombreux services qu’il offre à la population francophone du Nord et du Sud-Est. Faites l’effort de prendre conscience que ce programme est une composante intégrale des services de soins de santé du réseau de santé Vitalité où il doit demeurer.

Votre attitude dans le dossier est inacceptable. Elle est indigne d’un ministre de la Santé.

Vous avez encore une chance de ne pas privatiser les soins de santé au Nouveau-Brunswick. Faites-le au nom du gros bon sens et du mieux-être de la population.

Fernande Cantin
Professeure retraitée, École des sciences infirmières, Université de Moncton