La distraction sociétale

Avec plaisir et joie, j’ai lu le 21 octobre dans l’Acadie Nouvelle un texte du journaliste Jean-François Boisvert qui nous racontait que l’école Quatre Vents de Dalhousie mettait fin à la pratique d’utiliser le téléphone intelligent en salle de classe. Je trouve cette mesure disciplinaire tout à fait appropriée et digne d’être imitée.

Par contre, j’ai bien compris que cette pratique pouvait être modifiée lorsque le téléphone intelligent devient un appui pédagogique dans des conditions bien spécifiques et autorisées.

Il va sans dire que la technologie moderne nous offre de multiples avantages. Par contre, en classe et ailleurs, il me semble qu’elle est devenue de plus en plus une grande source de distractions qui nuisent au processus d’apprentissage et à celui de la relation humaine. D’ailleurs, dans la société dite moderne, ce n’est pas rare de constater que plusieurs personnes soient plus attentives à ce que le cellulaire va dire et communiquer que la personne en présence!

Il y a un ou deux mois, je me trouvais dans un restaurant à Dieppe où des élèves mangeaient leurs repas sans le moindre mot d’échange entre eux. Leurs téléphones portables retenaient complètement leur attention. Je vois souvent cette même habitude chez les adultes.

Mais il y a pire que cela encore. Je ne comprends toujours pas comment on peut conduire avec prudence une automobile et échanger des textes avec des gens sans s’arrêter le long de la route. Vraiment, l’usage du téléphone intelligent au volant va devenir l’une des plus grandes causes d’accidents, autant peut-être que la consommation d’alcool, le pot et la vitesse.

Pour résumer le tout, disons que la technologie moderne mal utilisée est devenue une drogue sournoise qui mérite une profonde réflexion.

Alcide F. LeBlanc
Moncton