Comment solutionner des problèmes à la mode gouvernementale

Le gouvernement provincial a depuis fort longtemps trouvé des façons innovatrices de cacher les problèmes qu’il a créés. La situation d’Ambulance NB ne fait pas exception.

Retournons en arrière, soit à la création d’Ambulance NB, pour constater que les coûts d’administration de cette entité étaient de quelque 125 000$ par mois et pour un budget annuel de quelque 30 millions $ en 2008-2009.

Dans le dernier rapport disponible sur son site, on constate que les coûts administratifs sont passés à 446 826$ par mois et le budget annuel à plus de 103 millions $.

Lorsque nous ajoutons à cette montée fulgurante des coûts les problèmes linguistiques de cette structure, les problèmes de disponibilités du personnel ou d’ambulances sans parler du manque évident de services en régions, force nous est de constater que le contrat de dix ans qui vient de se terminer ne méritait nullement qu’on le renouvelle.

Détrompez-vous! Les fonctionnaires ont proposé ou imposé la même solution que dans le cas de FacilicorpNB, c’est-à-dire donner à la structure inefficace plus de responsabilités et en changer le nom et le Conseil d’administration. FacilicorpNB est passé à Service NB. Ambulance NB deviendra Service de Santé Medavie.

Quels seront les résultats si le gouvernement s’entête à fusionner Ambulance NB, le 811 et l’extra-mural contre la volonté de la population tant francophone qu’anglophone: la même chose qu’avec Service NB. Une augmentation des coûts, de l’inefficacité et moins de services pour les contribuables.

Pour faire de la politique autrement, c’est toute une réussite! Pour être à l’écoute de sa population, c’est tout un échec, Messieurs Bourque et Gallant.

Jacques Verge
Dieppe