Extra-mural: le statu quo ne coûterait que 1,5 million $

MM. Benoît Bourque et Brian Gallant, pouvez-vous nous dire pourquoi des millions de dollars sont investis dans Medavie et non dans la régie de santé? Vitalité a demandé sans succès depuis trois ans la somme de 1,5 million $ pour informatiser le dossier-patient afin d’améliorer la collaboration entre tous les services du réseau. Ces services incluent Ambulance NB, Télé-Soins et le Programme extra-mural.

Vous demandez maintenant à Medavie de privatiser le Programme extra-mural pour réaliser l’objectif visé par Vitalité. Cette façon de faire n’est certainement pas équitable. Il faut privilégier le plan soumis par Vitalité pour assurer l’intégrité du réseau. Le Programme extra-mural ne peut être privatisé car il constitue une unité de soins qui fait partie intégrante de l’hôpital (l’institution et non l’édifice) au même titre que toute autre unité de soins telle, par exemple, l’unité de pédiatrie.

De plus, Medavie, dont la langue de travail est l’anglais, ne peut respecter la dualité linguistique exigée par la Loi sur les langues officielles. Vous en donnez la preuve quand vous dites que les services seraient offerts en français quand nécessaire. La dualité linguistique assure la qualité des services de santé et exige que les services soient offerts en français en tout temps et non seulement quand nécessaire ou sur demande. Pour répondre à cette exigence, il faut que la langue de travail soit le français. C’est la raison d’être du réseau Vitalité.

M. le ministre de la Santé, pour toutes ces raisons, nous vous demandons d’amorcer un dialogue constructif avec la direction de Vitalité afin de garder le réseau intact.

Odette Landry
Professeure retraitée, Université de Moncton