Notre survivance en péril

Cyrille Sippley, 
Saint-Louis-de-Kent

On rapporte que le Nouveau-Brunswick accuse une diminution significative du taux de natalité et qu’un haut pourcentage de bébés sont admis aux soins intensifs ou à l’unité des soins spéciaux. Du même souffle, les analystes des données déclarent ne pas connaître les raisons de ces phénomènes.

Comme l’affirme l’économiste Richard Saillant, une des causes indéniables de la dénatalité dans la province est le vieillissement de la population. La proportion de femmes en âge d’enfanter se trouve ainsi en déclin.

À cela, il me semble évident que s’ajoute la légalisation de l’avortement. Le nombre d’interruptions de grossesse rapportées annuellement au Nouveau-Brunswick équivaut presque au nombre de naissances enregistrées dans l’ensemble du Réseau de santé Vitalité. Même si seulement la moitié de ces enfants avaient vu le jour, le taux de natalité de la province s’en trouverait sensiblement accru.

Quant au taux élevé de bébés (29 %) dont l’état de santé requiert des soins intensifs, je suis persuadé que la situation s’explique par notre mode vie et par la pollution dans notre environnement.

Des recherches démontrent que ces deux domaines constituent des sources d’agents de plus en plus nombreux et diversifiés qui influent négativement sur la santé des humains et, à plus forte raison, sur les plus vulnérables que sont les fœtus et les bébés naissants.

Mais l’état de notre conscience collective rend difficile la reconnaissance que les paramètres que l’on s’est fixés comme société et qui définissent notre cadre de vie comportent des séquelles qui mettent à risque notre survivance même.