L’extra-mural aux mains du privé

Quand le contrat de la privatisation de l’extra-mural a été signé à la veille du jour de l’An et dans le plus grand secret, alors que tout était tranquille et que les gens étaient encore dans l’esprit des Fêtes, le gouvernement Gallant s’attendait peut-être à ce que l’opposition cesse. Oh! Que non! Les citoyens sont mécontents d’un gouvernement qui se plaît à fouler aux pieds tout sens de la démocratie. Il sait mieux que quiconque ce qui est bon pour nous. Après tout, les députés ont tous été formés à la bonne école: Medavie-Croix-Bleue.

Quand Tommy Douglas a introduit le système d’assurance maladie dans sa province et dans le pays tout entier sous le gouvernement libéral minoritaire de Pearson, il a insisté pour que le programme soit administré sous gestion publique pour qu’ainsi il demeure universel et accessible à tous. Il ne fallait surtout pas le laisser aux mains du secteur privé dont l’objectif est le profit.

Pourquoi une telle mission ne pouvait-elle pas demeurer la responsabilité première des régies de santé dont l’obligation légale est de protéger tous les soins de santé, dont le Programme extra-mural? Voilà la question que pose Norbert Cunningham du Times & Transcript dans sa chronique du 6 janvier. Question à laquelle le gouvernement refuse de répondre. La chose s’évaporera peut-être d’elle-même.

Sous la direction générale des Volpé et des Lanteigne, on a assuré un budget équilibré et on prévoit épargner 3 millions $ au cours des dix prochaines années. Cela démontre jusqu’à quel point on peut gérer efficacement sans avoir à recourir à la privatisation. De cela, Brian Gallant ne veut rien entendre et refuse de recevoir les dirigeants de la Régie Vitalité. C’est ainsi qu’on fait de la politique autrement!

Pourquoi la régie Horizon ne s’est-elle pas donné des buts pareils?

Hector J. Cormier
Moncton