Des faits à rectifier

En réponse aux commentaires de Jacques Verge dans la rubrique Mon Opinion du 20 janvier, permettez-moi d’éclairer les lecteurs avec les précisions suivantes. D’abord, je voudrais confirmer à M. Verge que j’ai été très actif dans le dossier de la création de la nouvelle régie de la santé en 2008 alors que j’étais au bureau du premier ministre.

Non seulement ai-je appuyé cette réforme, mais je persiste à dire qu’elle représente pour les francophones du Nouveau-Brunswick l’une des transformations les plus importantes pour l’avancement des soins de santé en français.

Contrairement à ce que vous avancez, la réforme offrait aux Acadiens une régie francophone, même s’il faut reconnaître le manque de courage du gouvernement dans son refus d’inscrire le mot francophone dans la législation. En fouillant dans mes notes, je constate que mon implication m’a permis de rencontrer à plusieurs reprises le docteur Hubert Dupuis, les représentants de l’équipe médicale de Dr-Georges-L.-Dumont, les membres de la corporation Beauséjour, entre autres Jean-Marie Nadeau, Roger Doiron et Adélard Cormier. Jamais notre bureau n’a refusé une rencontre avec les membres d’Égalité Santé en français ou tout autre intervenant dans ce dossier.

L’autre dossier qui m’a tenu très occupé est celui de la réouverture de l’hôpital de Caraquet. Ce que mes notes me confirment, c’est que pendant mon séjour au bureau du premier ministre, nous n’avons jamais reçu des représentants d’Égalité Santé en français dans ce dossier, ce qui explique en grande partie ma réticence à appuyer cet organisme puisqu’il s’est battu pour l’hôpital Dr-Georges-L.-Dumont en ignorant complètement le Nord.

Je suis prêt à relever le défi que me lance M. Verge en trouvant les informations quant aux coûts des frais de justice de la poursuite de 2009. J’ai, dans mes notes, le montant remboursé par la province à Égalité Santé en français pour ses frais de justice. Si Égalité Santé en français me relève de mon obligation de confidentialité, je suis certain que les lecteurs seront surpris de voir le montant et la liste de ceux qui en ont bénéficié. Je persiste et je signe.

Bernard Thériault, Caraquet