50 ans sans fumer

Léon Robichaud,
Shippagan

En me préparant à célébrer le 50e anniversaire de vie sans fumée, et à la suite de l’article de Bob Cunninghan sur le tabagisme, voici comment «ne pas rechuter», car ça été possible pour moi.
Si les efforts pour cesser de fumer sont pénibles, les bienfaits en valent la peine. Après 60 heures d’abstinence, j’ai constaté que mon odorat et de mon goût m’étaient revenus. Les spécialistes de la médecine diront que les cils vibratiles des poumons sont régénérés, la capacité respiratoire augmente et que les risques de maladies cardiaques chutent de moitié après 10 ou 12 mois sans fumée.
Il en est ainsi pour le cancer de la gorge, de la bouche, des reins et du pancréas.
Pour éviter des rechute, fréquenter des non-fumeurs rend la tâche plus facile. Prendre du poids est chose naturelle, car les aliments ont meilleur goût. Pour surveiller son poids, il est bon de réduire son apport quotidien de calorie, bouger plus, manger plus de fruits et de légumes et de boire beaucoup d’eau.
En recevant des personnes qui veulent vivre sans fumée, je remarque qu’après un essai de quelques jours, certains non-fumeurs rechutent avant d’écraser pour de bon. Une fois la décision prise de vivre sans fumer, se donner le droit de flancher est une bonne attitude à conserver, et cela dans tous les domaines de notre vie. Surtout, ne laissez pas votre rechute devenir un prétexte pour recommencer à fumer.
Il y a presque 50 ans, je me suis inspiré de la spiritualité des 12 étapes des alcooliques anonymes. Je n’ai eu qu’une
rechute.
Pour éviter les rechutes, il est bénéfique d’apprendre à se reposer, se récompenser, à maîtriser ses émotions compulsives en évitant le stress et les frustrations.
Au moment de la tentation, appeler un ami, prendre une douche, manger quelque chose qu’on aime; ces petits gestes nous protègent d’une rechute.