Parlons-en du chômage!

J’appuie les commentaires de Jennifer McKenzie publiés le 26 janvier dans une lettre intitulée «Pour une économie au service des Néo-Brunswickois» concernant les réformes néfastes établies dans les années 1990.

J’étais moi-même récipiendaire de l’assurance-emploi (qu’on appelait UIC à l’époque), car je travaillais dans les écoles, donc seulement l’été. En 1994, la décision de convertir le nombre de semaines accumulées en nombre d’heures accumulées s’est prise au détriment des travailleuses (c.-à-d. semaine de travail pour une femme 25 heures, 30 heures, versus une semaine de travail pour un homme de 40 heures et +).

Plusieurs manifestations ont été organisées par le Conseil du travail Restigouche et nous avons marché dans les rues et porté notre message au député de l’époque, Guy Arseneault. Notre voix ne ce n’est pas fait entendre à Ottawa! En 1997, M. Arseneault n’était plus en politique.

L’assurance-emploi a subi énormément de changement au niveau de l’éligibilité. Seulement 37% des prestataires sont admissibles. C’est inacceptable!

L’assurance-emploi est un programme fédéral, mais touche les gens dans nos communautés. La réalité des régions rurales doit être prise en considération! Oui, il y a eu des améliorations, mais il faut rectifier la formule afin d’améliorer la situation financière des sans-emploi.

Il est temps qu’un comité de travail avec une représentation équitable soit mis en place pour revenir à l’essence de ce programme. Ensemble, nous pouvons!

Thérèse Tremblay
Dalhousie Junction