Une grande peur à l’école Calixte-Savoie

Qui aurait pu deviner qu’un jour des jeunes écoliers, le personnel et la directrice de l’école Calixte-Savoie, située dans la paisible communauté de Sainte-Anne-de-Kent, vivraient, en septembre 2017, l’un des pires cauchemars comme celui décrit dans l’Acadie Nouvelle du 8 février 2018?

Sans contrôle de ses émotions, un individu, âgé de 35 ans, se permet alors d’attaquer et de briser l’école tout en menaçant la vie du personnel et des élèves. Grâce à la vigilance de la directrice, du personnel, des concierges et de la police, on a pu éviter le pire.

Rendue publique le 8 février, cette sentence ne donne guère satisfaction aux parents même si le type reconnu coupable devra purger une peine de 12 mois, payer une amende de 5 000 dollars et ne plus habiter dans cette communauté. Humainement, leurs préoccupations sont légitimes et compréhensibles.

Pour atténuer la peur chez les jeunes qui pleuraient durant ce long et douloureux cauchemar, la directrice et le personnel enseignant les encourageaient à s’occuper, à dessiner ou à écrire. C’est alors qu’on a pu lire par la suite des prières ou voir des dessins de nature religieuse comme celui de la croix et sans doute d’autres sortes de textes et de dessins.

On les comprend. D’ailleurs, alors que le Titanic sombrait dans l’océan Atlantique, en avril 1912, n’a-t-on pas révélé que les passagers à se mettre d’abord à genoux étaient les personnes se proclamant athées?

Alcide F.LeBlanc
Moncton