La formation professionnelle, la mal-aimée

En écoutant quelques professeurs d’élèves et de parents, je prends conscience que les métiers sont boudés en Acadie au profit d’études universitaires.

La formation professionnelle est victime de bien de préjugés. Il y a un défi à relever pour sensibiliser les étudiants qui ne désirent pas passer de longues années sur les bancs d’une université. L’idée qu’un diplôme universitaire est plus noble qu’un diplôme de formation professionnelle, est encore trop ancrée dans la tête des parents et peut-être des professeurs aussi.

Les jeunes étudiants en secondaire n’ont pas conscience qu’ils peuvent prendre un métier spécialisé près de chez eux. Les diplômes d’un centre professionnel, quelques mois après la fin de leurs études, le marché du travail leur ouvre les portes.

Le manque de diplôme d’études professionnelles est un enjeu de taille dans nos régions. La première est tellement grande, que des employeurs font appel à de la main-d’œuvre étrangère. Pourtant, certains métiers permettent de gagner de bons salaires, supérieurs à ceux qui ont un baccalauréat universitaire.

Parents et éducateurs, ouvrez l’esprit aux jeunes étudiants à des formations qui mènent et qui répondent au marché du travail dans notre belle province et qui sont très bien rémunéré.

Léon Robichaud
Shippagan